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Comme dans un rêve... Dans le labo de Philippe Conticini


Le jour où M. Conticini m'a écrit pour me dire qu'il était désolé de ne pas répondu plus tôt - à propos de la brioche feuilletée que j'avais pas réussi à faire - j'avais trouvé ça vraiment touchant et d'une grande délicatesse. Après tout ce qu'il lui était arrivé, j'aurais vraiment compris qu'il ait complètement oublié ma demande. Quand il m'a dit au téléphone qu'il me proposait de venir dans son laboratoire pour voir comment on fabriquait la brioche feuilletée, je me suis sentie comme Charlie découvrant le fameux ticket d'or lui permettant d'aller dans la chocolaterie de Willy Wonka. Et croyez-moi c'était une sensation complètement incroyable, un rêve que je n'aurais même pas envisagé une seconde.

Le rendez-vous a été pris pour 7h30 du matin. J'étais à la fois un peu intimidée, complètement excitée à l'idée de découvrir ce lieu secret et les personnes qui y travaillent, sur un petit nuage de bonheur. Le laboratoire est ouvert tous les jours et à l'heure à laquelle je suis arrivée, c'est déjà la mi-journée pour ceux qui y travaillent. A 3h00 du matin l'équipe se met en place et s'occupe des gâteaux et des viennoiseries qui devront être prêts pour 6h00 du matin afin de les livrer dans les deux boutiques. Car oui, c'est ici que toute la production se fait sans relâche.


A l'entrée Patrick, le chef de production, m'a accueillie. J'ai enfilé une blouse blanche en plastique, mis une charlotte sur ma tête et recouvert mes bottes de deux charlottes de pied. Ainsi affublée, la porte s'est ouverte sur une grande pièce toute blanche avec des personnes très concentrées en train de préparer des choses extraordinaires. J'ai vu des centaines de choux, des éclairs, des biscuits, des tartes tatin... se faire devant mes yeux remplis de gourmandise comme si de rien n'était. Et pourtant, tout est pensé, préparé avec méthode. Il y a évidemment chez chacun une sacrée dose de savoir-faire.

Ici tout commence avec la mesure. Je n'ai pas osé retourné le voir mais il y a un monsieur qui est en charge de toutes les mesures. Il prépare et pèse tous les ingrédients pour les préparations, les dispose dans des bols ou des des seaux puis les met à disposition pour l'équipe. A côté, il y a une grande pièce où sont préparées toutes les pâtes. On passe encore à côté, là il y a le bureau d'Angelo Musa - meilleur ouvrier de France - le bras droit de Philippe Conticini. J'ai pu goûter et voir des créations qui seront peut-être un jour en boutique. Tout ce que je peux vous dire, c'est une évidence, cela vous plaira.




La porte d’à côté ouvre sur une toute petite pièce qui embaume le chocolat. De là sont sortis des biscuits croustillants enrobés de chocolat et recouverts de pistache caramélisée réduite en poudre. Encore à côté se trouve les fours et j'ai bien aimé aussi ce lieu où tout se transforme. C'est là où les croissant gonflent, les choux dorent, les tatins prennent cette belle teinte caramel. C'est beau de voir tout cela.


Mais bon, je n'étais pas là pour me distraire, j'étais là pour voir et apprendre comment se créer une brioche feuilletée. D'abord il faut une pièce fraîche. Celle où je me suis trouvée est à peu de chose près à 14°C ce qui permet notamment aux pâtes contenant du beurre de bien se tenir comme celle de la pâte de cette fameuse brioche. J'apprendrais également qu'il faut rouler la pâte de façon très ramassée pour arriver à obtenir ce résultat si bien "plissé" à la cuisson. Je ne vous monterai pas aujourd'hui le résultat car je n'en ai pas vu sortir du four. Mais maintenant que Quentin - le chef des pâtes - m'a montré ses secrets, je vais pouvoir y arriver. Normalement...

Ce matin là, l'équipe était très affairée notamment sur la réalisation des Paris-Brest. Et j'ai donc pu en voir toutes les étapes de fabrication jusqu'au moment où ils sont glissés dans des boîtes. J'ai retenu mon souffle jusqu'au moment du saupoudrage de sucre glace où je me suis éclipsée avec des étoiles dans les yeux et le coeur battant d'avoir passé un si agréable moment avec des personnes qui vous offrent leur temps, leur savoir-faire avec tant de gentillesse et de générosité. Merci à eux pour cette fantastique journée et surtout à Philippe Conticini de m'avoir offert ce rare privilège. Quel cadeau ! On se revoit bientôt ?

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Noël blanc, un dessert "25 décembre"


Je dois avoir conservé un côté un peu enfant en moi.
J'aime noël et les belles histoires, celles qui réservent de bonnes surprises.  

Le mois dernier, j'ai reçu un message de la part du fondateur de la maison de thé Théodor. Il proposait de mettre en oeuvre une idée peut-être un folle mais que je trouvais assez incroyable et pour le moins généreuse. Guillaume Leleu - l'insolent parisien - ne m'avait jamais écrit auparavant et aucun community manager ou relation presse en charge de la marque ne m'avait approchée. L'idée : il avait acheté une double page de publicité et me proposait ainsi qu'à d'autres bloggeuses férues de thé d'insérer sur une des pages pour chacune d'entre nous une recette à base de thé sur la thématique de noël. Je trouvais ça flatteur et en même temps assez risqué me concernant. Mais peut-être était-il secrètement lecteur du blog et du coup sensible à ma cuisine ?


De mon côté, je connaissais sa maison de thé depuis quelques années. Parmi mes favoris il y a Saïgon, 29 août 1842 et je m'appelle Théodore. Il y a quelque chose de confidentiel dans Théodor et pourtant les thés sont disponibles un peu partout dans le monde. Les créations sont souvent très originales, tout en étant délicates. C'est essentiel pour le thé la délicatesse. Il y a un je ne sais quoi très séduisant dans l'univers de Théodor.

En deux jours, tout était bouclé. La recette créée et envoyée. Le PDF de la double page était à valider de toute urgence. Et après il suffisait d'attendre la publication. Et ce jour là est arrivé, c'était le 16 novembre. Le magazine ? Il s'agit de Team surgery, un nouveau trimestriel dédié à la santé, à la chirurgie esthétique et au bien-être. Il est disponible dans les salles d'attente des chirurgiens plastiques mais aussi dans 42000 salons de coiffure. Peut-être aurez-vous l'occasion de l'avoir en main ? Il est certainement plus probable que ce soit chez le coiffeur que chez le chirurgien ;-).

Vous y retrouverez donc 3 recettes :
Coquelet au thé vert "je ne sais quoi" par Alexandra, Mon blog de thé
Saumon fumé au thé "lapsang souchong" par Claire, Mademoiselle Thé
Fruits des îles et crème coco "je t'aime" par moi


La recette que je vous propose aujourd'hui n'est pas celle que vous retrouverez dans le magazine. Pour cet événement un peu spécial tourné sur noël et cette belle histoire, j'ai eu envie de créer une recette dédié à ce jour-là. Et chez Théodor, il y a un thé qui s'appelle 25 décembre, un thé de noël décliné en version verte, noire, roiboos et blanche. J'ai eu un vrai coup de coeur pour la version au thé blanc. Les arômes me semblent plus fins, plus subtils que sur les autres. Les notes dominantes sont la cannelle, le clou de girofle et l'orange amère. Surprise, il y a des fleurs de souci qui complètent le mélange.

Ce dessert "noël blanc" est un riz au lait de fête qui associe le thé blanc 25 décembre. Petit cadeau caché au centre : de la confiture d'oranges anciennes que vous pouvez remplacer par de la confiture d'oranges amères ou des zestes d'oranges confits. L'idée est de compléter les arômes du thé. J'ai repris bien évidemment la technique de Philippe Conticini pour la cuisson du riz, elle donne un résultat vraiment formidable. Le riz juste blanchi devient crémeux sans un goût farineux. Parfait.


Riz au lait "noël blanc"
Pour 6 personnes

800 g de lait demi-écrémé
80 g de riz rond
65 g de sucre semoule
35 g de crème liquide
4 cuillères à café de 25 décembre blanc Théodor
6 cuillères à café de confiture d'oranges

L'infusion de lait au thé.
Dans une casserole, porter à ébullition le lait et la crème liquide avec le sucre. Retirer du feu et verser le thé en pluie dedans. Laisser infuser pendant 6 minutes à découvert. Filtrer aussitôt.


Le blanchiment du riz.
Dans une autre casserole, verser le riz et couvrir d'eau à hauteur. Porter à ébullition tout en remuant. Retirer du feu, égoutter le riz dans une passoire et le refroidir immédiatement en le mettant sous le robinet d'eau froide. Le riz sera juste blanchi, il perd ainsi une partie de son amidon et son goût farineux.

La cuisson du riz.
Faire cuire le riz à feu doux dans le lait infusé pendant 50 minutes jusqu'à ce que le riz soit tendre sous la dent. Attention : la préparation doit rester un peu liquide car le riz va continuer à absorber le lait. Laisser refroidir avec un film afin d'éviter la formation d'une croute. Entreposer au réfrigérateur jusqu'à la dégustation.

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